dimanche 14 octobre 2012

Beijing, la Cité Interdite (CHINE)

Beijing, cité interdite, octobre 2011 ****






1: La Cité Interdite
2: Place Tian an men
3: Jinshan (colline du charbon)
4: Beihai
5: Tours de la cloche et du tambour
6: Temple des lamas
7: notre hôtel
8: Wangfujing (les "Champs Elysées" pékinois)
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Inutile d'essayer de vous dissuader de visiter la Cité Interdite en vous parlant des queues interminables et des mégaphones des guides chinois, de toute façon, si vous venez à pékin, vous la visiterez.
Alors, prenons les choses avec optimisme.
Pour ce qui est des visites concernant le gratin des monuments du pays, il faut savoir que 95% des touristes qui vous accompagneront seront chinois. Donc il y a des heures à éviter.
Les chinois ne visitent presque qu'exclusivement via des agences et font des pauses déjeuner vers onze heures.
Comptez une heure de queue en moyenne l'été, ce qui reste très raisonnable pour la Chine.
La cité impériale est immense et vous n'aurez pas trop d'une demi journée pour en visiter les principales attractions, le mieux étant, comme toujours de se détacher de la foule, de naviguer à contre sens et de se perdre dans le dédale du quartier des concubines.
Munissez-vous d'un guide car les explications que vous trouverez sur place, à l'entrée des halls et des divers palais sont en chinois, parfois en anglais ou en japonais, mais toujours assez rébarbatives.

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1: Porte de la paix céleste. Accès principal à partir de la place Tian an men
2: Parc Zhongshan
3: Temple des ancêtres impériaux
4: Porte Méridienne (guichets d'entrée)
5: Porte de l'Harmonie Suprême
6: Hall de l'Harmonie Suprême
7: Hall de la Complète Harmonie
8: Hall de l'Harmonie Préservée
9: Palais de la Pureté Céleste
10: Palais de la Tranquillité Terrestre
11: Jardins Impériaux et Temple de la Tranquillité Impériale
12: Porte du Génie Militaire
13: Colline du Charbon (Jinshan)
14: Dagoba blanc du lac de Beihai
A: Hall de la Gloire Littéraire
B: Quartiers des Concubines et appartements privés de Qianlong
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La Cité Interdite de Beijing (pékin) 故宫 (gùgōng) est le palais impérial au sein de la Cité impériale. De 1420 à 1911, durant 491 ans, il a été la résidence principale de 24 empereurs des Ming et des Qing. C'est aussi l'ensemble architectural d'anciens palais le plus vaste et le mieux conservé du monde.
S'étendant sur plus de 72 hectares, la Cité interdite compte 9 999,5 pièces, protégé par une muraille d'enceinte de 10 mètres de haut, de 960 mètres de long du nord au sud, et de 750 mètres de large de l'est à l'ouest. Une douve large de 52 mètres contourne toute la muraille. Ainsi, c'est une cité dans la cité.
La plupart des bâtiments ont été construits en bois. Les grosses colonnes en bois dressées sur des socles de marbre supportent la toiture magnifiquement décorée et couverte de tuiles vernissées jaunes. Les principaux bâtiments jalonnent l'axe central qui est aussi l'axe de la ville de Beijing, et les autres se répartissent sur les deux côtés, en respectant le principe de la symétrie. Toute la disposition offre un aspect majestueux.
L'architecture a divisé la Cité Interdite en deux parties : la cour extérieure et la cour intérieure. La Cour extérieure, où le souverain recevait ses ministres et présidait les grandes cérémonies officielles, abrite la salle de l'Harmonie Suprême (Taihe), la salle de l'Harmonie Parfaite (Zhonghe) et la Salle de l'Harmonie Préservée (Baohe) ainsi que les bâtiments latéraux principaux--la salle de la Gloire Littéraire (Wenhua) et la Salle des Prouesse Militaire (Wuying). La cour intérieure comprend surtout le palais de la Puret ?Céleste (Qianqing), la salle de l'Union (Jiaotai) et le palais de la Tranquillité Terrestre (Kunning), qui sont entourés respectivement par les six Palais de l'Est et les Six Palais de l'Ouest. La cour intérieure servait de cabinet de travail à l'empereur et d'appartements à la famille impériale et aux concubines.

Architecte de la Cité interdite
Né en 1619 à Nankang, province du Jiangxi, dans une famille de menuisiers, Lei Fada, l'architecte de la Cité Interdite travailla à Nanjing (Nankin), dès sa tendre jeunesse, auprès de son père, ce qui lui permit d'observer les nombreux travaux de construction : temples, palais et pavillons. Plus tard, il continua le métier de son père pour devenir à l'âge de 30 ans un charpentier-dessinateur bien connu.
Dix ans plus tard, il eut enfin la chance d'être convoqué à Beijing, la capitale, pour diriger les travaux de restauration des trois grandes salles du Palais impérial. Grâce à lui, la cité Interdite put conserver son style d'origine. Dès lors, Lei Fada resta à Beijing comme responsable des travaux de construction et de restauration des bâtiments impériaux. En 1693, il mourut à l'âge de 73 ans.
Murs et toitures de la Cité Interdite
Il s'agit sans doute là une expression de l'ancienne conception esthétique des Chinois. Dans l'antiquité déjà les Chinois estimaient que le jaune était une couleur noble et que le rouge représentait le bonheur et la joie. D'après les archéologues, les Hommes de Pékin qui vivaient il y a une centaine de milliers d'années, avait l'habitude de décorer leurs cavernes avec la couleur rouge.
Selon des documents historiques de l'époque, à partir de la dynastie des Song (960-1279), les bâtiments impériaux étaient couverts de tuiles jaunes. A l'époque des Ming et des Qing, les règlements du gouvernement stipulèrent que seuls les bâtiments impériaux--les palais, les tombeaux, et les monastères construits sur l'ordre de l'empereur--pouvaient utiliser les tuiles jaunes vernissées. Ceux qui osaient enfreindre les règlements risquaient d'être condamnés à mort.
Cependant, il y a quelques exceptions. Par exemple, dans l'enceinte de la Cité Interdite, on trouve également des bâtiments recouverts de tuiles ordinaires, qui ne faisaient pas partie des quartiers d'habitation de l'empereur. Par exemple, les trois salles du sud (Nansansuo) situées près de la porte Donghuamen supportent une toiture de tuiles vernissées vertes, car elles correspondaient aux logements des princes ; le pavillon de la Culture (Wenyuan) qui abritait une bibliothèque est recouvert de tuiles vernissées noires. Selon les croyances superstitieuses de l'époque, le noir représente l'eau. On pensait que les tuiles noires pourraient prévenir le feu et protéger les collections de livres.
D'après des documents historiques, la construction de la Cité Interdite date du début des Ming. Quelque 100 000 artisans et un million de paysans de corvée y ont travaillé.
Les pierres venaient de Fangshan et de Panshan, près de Beijing, tandis que le bois d'œuvre provenait de forêts vierges situées dans le Sichuan, le Guizhou, le Guangxi, le Hunan et le Yunnan. Les arbres abattus étaient descendus d'abord par les crues des hautes montagnes, avant d'être transportés à Beijing par voie fluviale.
Toiture des bâtiments
Les anciens bâtiments de style traditionnel sont construits en bois. Cependant les colonnes de bois enfoncées dans la terre, qui supportent la toiture, sont sujettes à la pourriture. A l'époque, on choisit d'envelopper ces colonnes dans des murs épais. Mais le problème n'était pas résolu. On allongea ensuite les avant-toits qui protégeaient les murs du soleil et de la pluie. Cependant, l'intérieur des salles était devenu très sombre, car la lumière y pénétrait difficilement.
Pour faciliter l'écoulement de la pluie de la toiture, on a accru l'inclinaison de celle-ci. Mais les chutes d'eau rapides abîmaient également les fondements. Pour résoudre ce problème, les architectes anciens ont incliné profondément le sommet pour lui donner ensuite une forme concave et l'eau s'écoule des quatre côtés. Ainsi, non seulement l'eau de pluie coule beaucoup moins rapidement, mais on a aussi un bâtiment nettement mieux éclairé. Les quatre angles relevés embellissent en outre la toiture, tout en lui conférant un aspect imposant.
Les grosses briques carrées utilisées pour paver le sol sont appelées briques d'or. Elles ont été fabriquées principalement à Suzhou. Le processus de fabrication était compliqué. D'abord, il fallait sécher, moudre, puis tamiser et pétrir la terre argileuse avant de l'introduire dans les moules. Au bout de huit mois, on entassait les briques crues dans les fours alimentés par des branches de sapin. La cuisson durait 130 jours, et les briques bien cuites devaient encore être trempées dans de l'huile d'abrasion. Lisses et lumineuses, ces briques se caractérisent, encore aujourd'hui, par leur résistance à l'usure. D'après des documents historiques, durant le règne de l'empereur Jiajing des Ming, en trois ans, on n'a fabriqué que 50 000 briques d'or. A l'époque des Qing, une brique d'or coûtait 1 hectolitre de riz. Transportées à Beijing, les briques subissaient encore un dernier contrôle. Selon les normes de fabrication, chaque brique devait pouvoir émettre un tintement sonore et ne contenir aucune bulle d'air.
Les grosses briques utilisées pour la construction des murs d'enceinte de la Cité interdite furent fabriquées à Linqing, dans le Shandong. Dures et lisses, ces briques ont chacune une longueur de 50 cm, une largeur de 25 cm et une épaisseur de 12 cm.

Dragons et phénix en bronze à la Cité Interdite
Le dragon représente l'empereur. Selon la légende, l'empereur est le fils-dragon du Ciel. Le phénix représente l'impératrice, car cet oiseau fabuleux au plumage superbe est, dit-on, immortel. Dans le Palais impérial, les dragons et les phénix en bronze servent de brûle-parfum. On y brûlait alors du bois de santal : on mettait du bois par une fente sur le dos des animaux et une fumée odorante s'échappait de leur bouche. 
Article tiré du site chine-informations.com    
(Je continue dès que j'ai le temps)                                                        
                                                                           Les toits dorés de la Cité Interdite et Jinshan, au fond

Beijing, le temple des lamas (CHINE)

Temple des lamas. Beijing, octobre 2011 ***
1: Cité Interdite
2: Place Tian an men
3: Colline du charbon (Jinshan)
4: Beihai
5: Tour de la cloche et tour du tambour
6: Temple des lamas (à 100m se trouve le temple de Confucius)
7: Notre hôtel (Minfu Hotel), près du célèbre et délicieux restaurant Jin Ding Xuan
8: Wangfujing, les "Champs Elysées" Pékinois
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Ce temple est le plus visité par les touristes à Beijing, et pour cause, il est magnifique.
Construit en 1694, le Temple des Lamas à Pékin est l'ancien palais de l'empereur Yongzheng, offert aux moines tibétains en 1732. En effet les empereurs mandchous étaient très favorables au bouddhisme tibétain. Par-delà son mur d'enceinte, la silhouette de ses toitures majestueuses et évocatrices, scintillant de tuiles vernissées se découpe sur l'horizon.
S'étendant sur une superficie de 66 000 mètres carrés et mesurant 400 mètres du nord au sud et 200 mètres d'est en ouest, elle est constituée de trois parties principales : la cour Baofang, le jardin et les bâtiments. Coincé entre plusieurs axes majeurs, l'endroit reste un véritable havre de paix, étonnamment calme alors que pétarade à l'extérieur la cohue automobile. Les bâtiments comprennent sept groupes d'architectures et cinq cours successives, avec un millier de pièces au total.
Lorsque l'on rentre dans le temple ont est frappé par la beauté de la porte de style Ming ainsi que par les très beaux pavillons dits du tambour et de la cloche.
On peut admirer dans la salle des quatre gardiens célestes, un magnifique bouddha Maitrya en bois doré ainsi que quatre statues en terre cuite (les gardiens) qui écrasent des diables sous leurs pieds.
La salle de l'éternelle harmonie abrite trois bouddhas en bronze (représentants le passé, le présent et le futur). On peut observer dans cette salle de magnifiques tankas tibétains.
La salle de la protection éternelle (Yongyou dian) présente trois bouddhas (celui de la médecine, celui la longévité et celui de l'enseignement). Mais on peut surtout contempler deux bouddhas femmes, dont l'un est fait de 6000 morceaux de soie cousus ensembles.
La salle de la Roue de la Loi (Falun dian) est la plus grande et la plus spectaculaire On peut y admirer une énorme statue en bronze, de plusieurs dizaines de tonnes) de Tsongkapa. Des fresques superbes ornent cette salle (scène de chasse etc...).

Le pavillon des dix mille bonheurs abrite une statue de bouddha de 26m de haut et de 8m de diamètre, sculptée dans un tronc de santal blanc. Les murs sont là encore décorés de superbes tankas.
La visite de ce haut lieu spirituel se finit par un petit musée contenant de nombreux objets représentants les liens du pouvoir chinois et du bouddhisme tibétain. (article du site de "Chine information", bien plus précis que ce que j'aurai pu raconter).
Bien sûr, il reste peu de moines sur place mais le lieu est encore bien vivant et en activité grâce aux pékinois eux-mêmes qui déambules d'un autel à l'autre, une poignée de bâtonnets d'encens à la main.
Le quartier alentour est également pittoresque et la station de métro Yonghegong toute proche (lignes n°2 et 5).
En traversant la rue Yonghegong dajie, vous trouvez, à proximité immédiate, le temple de Confucius et l'ancienne académie impériale que je traiterai plus tard sur ce blog.
Prix d'entrée: 40 yuan (de mémoire).

Mon conseil: si vous ne disposez que de peu de temps et que vous hésitez entre visiter le temple des lamas ou celui de Confucius, le temple des lamas est un bien meilleur choix, à tout point de vue (beauté, intérêt, taille...).



samedi 13 octobre 2012

Matera, Basilicate et Chieti (ITALIE)

Matera, Basilicate, Chieti, octobre 2012.




La Basilicate est l'une des provinces les plus pauvres d'Italie. Ses douces collines ondules en vagues dorées offrant un paysage dominé par l'agriculture, car, comme les Pouilles, la Basilicate est le grenier à blé de l'Italie.
Les villages, peu nombreux, sont le plus souvent perchés sur des arêtes rocheuses et, dans ce tableau à dominante jaune, la culture en brûlis trace ses calligraphies de cendre noires.
Mais avant d'arriver à Matera, les paysages se font monotones et tristes. Le Mezzogiorno est bien l'enfant pauvre de l'Italie et les Pouilles font exception. Matera, une ville qui me fait rêver depuis bien longtemps, mais la voiture à beau se rapprocher, la silhouette de la ville ne ressemble en rien à ce que j'imaginais. On entre dans la cité à la recherche d'un hôtel car il est déjà tard. La banlieue transpire la misère et les carrières succèdes aux usines. Quelle horreur...
                                                                                                                       Campagne de la Basilicate
La déception est grande. J'étais pourtant certain que la ville était bâtie à flanc de colline. J'avais vu une émission à la télé à ce sujet...
Mais non, point de colline, on a beau se rapprocher, le relief demeure désespérément plat.
Ce n'est qu'une fois entré à l'intérieur de la cité, à la recherche d'un hôtel quelconque pour éventuellement y passer une nuit, que je découvre la supercherie!
En réalité, c'est un canyon qui traverse la ville, et la cité historique est effectivement construite sur les parois de celui-ci.
L'enchevêtrement des sassi semblent abolir
la notion de perspective, comme dans un dessin d'Echer
 Matera est une ville extra-ordinaire, une ville unique dans un cadre unique.
Le visiteur se rend comme transporté hors du temps. Rien d'étonnant à ce qu'autant de films y aient été tournés ( notamment les passions de Pasolini et de Gibson).
De très belles demeures en tuf (?) sont accolées à de modestes habitations troglodytes, dans une harmonie minérale parfaite. Bâtie comme un amphithéâtre, la cité laisse dégringoler ses ruelles de place en place, et ses escaliers, d'église en église.
Nous avons choisi de casser notre tirelire pour un appartement dans un sasso. Après avoir hésité entre le luxe et le haut de gamme, nous avons opté pour la seconde solution: une grande chambre voûtée avec cuisine et salle de bain, en plein coeur de la vieille ville (environ 75 euros).
La version luxe me laisse encore quelques regrets.

A faire: se rendre (en voiture) de l'autre côté du canyon pour admirer la vue imprenable sur Matera et visiter les nombreuses grottes troglodytes.
A éviter: le train touristique, qui ne passe pas par la vieille ville!!
CREDITS MUSIQUE:
1: Hymne italien
2: "Wolongyin" (?)
3: "?" (Ai Hui)

mercredi 10 octobre 2012

Ostuni, Alberobello, grotte de la Castellana (ITALIE)

Ostuni, Alberobello, Castellana, Août 2012
1: Alberobello
2: Grotte de la Castellana
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Ostuni ****
C'est étrange, en quittant la Grèce, après plus de vingt jours de voyage, j'avais déjà le sentiment que les vacances étaient finies. L'Italie signifiait le voyage retour, destination boulot.
Pourtant je connais bien ce pays pour y être allé une quinzaine de fois, mais il continue décidément à me surprendre.
Je n'avais rien planifié concernant l'Italie, tout au plus, prendre l'autoroute et traverser le pays en deux ou trois jours avec des escales au gré du hasard.
Une fois sur l'autoroute à Brindisi, l'escale s'est imposée dès les dix premiers kilomètres parcourus: Ostuni.
A la vision de cette cité andalouse posée sur son promontoire à quelques lieues du littoral adriatique, j'ai pris la première sortie.
J'ai ainsi découvert, inculte que je suis, que les italiens possédaient également de ces trésors de petites villes blanches dont je raffole tant.
                                                                                                                        Ostuni et sa mer d'oliviers
Le mezzogiorno est incompréhensiblement méconnu chez nous et l'Italie a autre chose à offrir que Rome, Venise et Florence (futurs posts...).

Alberobello ***
Toujours dans cette fantastique région des Pouilles, à deux pas d'Ostuni, la ville d'Alberobello ne ressemble à aucune autre avec ses innombrables trulli, ces maisons de pierre sèche avec leur toit conique.

Grotte de la Castellana ****
Quelques kilomètres plus loin, nous visitons une grotte, comme pratiquement lors de chaque voyage. D'après les brochures, elles sont toujours la plus longue du monde, ou la plus spectaculaire, mais en tout cas, celle-ci demeure notre préférée et la plus impressionnante. Deux heures de promenade dans les entrailles de la terre au milieu de paysages changeant. A voir absolument!


CREDITS MUSIQUE:
1: "Ye Shanghai" (Zhou Xuan)
2: "I wish you were here" (Pink Floyd)
3: "Lela" (Gustavo Santaolalla)
4: "Happy together" (The Turtles)

mardi 9 octobre 2012

Corfou (GRECE)

Corfou: plan et itinéraire






1: Kerkyra (Corfou, capitale)
2: Ermones, appartement à la villa Anastasia
3: Achilleion, villa de l'impératrice Elisabeth d'Autriche (Sissi)
4: Palaiokastritsa, les plus beaux paysages de Corfou et une sortie en "sous-marin"
5: Kassiopi. En face de l'Albanie, petit port assez pittoresque avec sa forteresse, ses terrasses et ses restaurants à poisson.
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En débarquant à Corfou, nous n'avions pas la moindre idée de notre futur logement. J'avais pensé chercher quelque chose du côté d'Ermones, un village assez central sur la côte ouest, et, effectivement nous n'avons eu aucun mal à trouver notre bonheur: la "Villa Anastasia" (bon marché (45 euros), assez cosy  et les propriétaires, charmants).
D'une manière générale, pour nous qui venions de Lefkada, Corfou nous a un peu déçu.
Nous n'avons rien trouvé d’extraordinaire sur cette île si souvent décrite comme paradisiaque.
Les paysages sont bien sûr ravissants mais sans le côté spectaculaire de Lefkada.
Trois lieux méritent toutefois une visite approfondie: La  vieille ville de Corfou, le village de Palaiokastritsa et l'Achilleion.

La vieille ville de Corfou ***
La vieille ville de Corfou, blottie entre ses deux forteresses est un dédale où l'on se perd avec plaisir.
(Je continue dès que j'ai le temps)
Palaiokastritsa **
Pour jouir d'un beau paysage sur Corfou, il faut venir à Palaiokastritsa.
(Je continue dès que j'ai le temps)
L'Achilleion ***

Ce palais édifié en hommage au héros antique Achille par Elisabeth d'Autriche (Sissi) domine le détroit qui sépare l'île grecque de l'Albanie et offre ainsi un panorama magnifique.
(Je continue dès que j'ai le temps)
CREDITS MUSIQUE:
1: Hymne grec
2: "Mrs Robinson" (Simon & Garfunkel)
3: "It's five o'clock" (Aphrodite's Child)
4: "Ruby love" (Cat Stevens)
5: "The lady of Shalott" (Loreena McKennitt)

Lefkada (GRECE)

Lefkada ***, août 2012
Au départ, j'avais envisagé qu'on se rende à Lefkada parce que ce n'est pas exactement une île, car elle est reliée par un isthme étroit. Financièrement ça nous permettait ainsi d'économiser un ferry pour une destination peut être décevante ou chère.
Avec la crise, la Grèce ne pratique plus les même tarifs en ce qui concerne le logement, les restaurants, etc... d'après les nombreux blogs consultés avant le départ...
Il faut toujours vérifier soi-même sur place.
Ainsi le logement que nous avons trouvé à Vasilliki, les pieds dans l'eau, coûtait 90 euros/jour l'an passé et seulement 40 cet été!
L'affaire du siècle!
A peine arrivés à Levkas, le chef lieu de l'île, nous nous sommes mis à la recherche d'un logement, mais en prenant le temps aussi de découvrir les sublimes paysages qu'offre cette île montagneuse.
C'est à l'extrémité sud de l'île que nous avons trouvé notre bonheur: un appratemnt, type studio dans une résidence encore en construction, mais à deux mètres du sable chaud et avec vue sur la baie depuis notre terrasse.
                                                                                                                                   La baie de Vasslilki

Vassiliki est le paradis des véliplanchistes. L'entrée de la baie est caressée par des vents forts, ce qui ne se ressent absolument pas quand on reste sur la plage. Le spectacle est sur l'eau.
Il faut se munir d'un masque de plongée et on découvre que le spectacle peut être sous l'eau également. Je ne dirai pas que la faune sous marine est très variée, mais elle est riche de poissons multicolores.
On s'est rapidement senti chez nous. La proprio qui habitait le studio voisin était une jeune et charmante prof d'anglais athénienne, toujours aux petits soins. Je regrette d'ailleurs de ne pas avoir davantage discuté avec elle, mais comme ma femme ne parle pas l'anglais, elle se serait sentie à l'écart.
Certains soir, on longeait la plage, les pieds dans l'eau jusqu'au petit port de pêche de Vassiliki, pour s'assoir à la terrasse d'un restaurant et manger un poisson grillé, d'autres soirs, en prenant la voiture sur les routes sinueuses, on poussait jusqu'à Nydri, un autre port de pêche, en plus touristique.
Nydri est certainement le centre de l'activité touristique de l'île, avec Levkas. Des yachts tous plus luxueux les uns que les autres ronronnent aux pieds des terrasse.
                                                                                                                                        La baie de Nydri
Nous avons dîner plusieurs fois dans un restaurant, à l'extrêmité nord du front de mer, et, à chaque fois les serveurs, avec leur gentillesse habituelle nous apportaient des desserts, cafés, liqueurs et jus d'orange, offerts par la maison. De quoi faire largement doubler la note!
(Peut-être l'origine de la crise grèque??). En tout cas, ça vous fidélise une clientèle.
                                                                               Plan de Leucade (Lefkada)

Vassiliki a l'avantage d'être idéalement placé, surtout à proximité des célèbres plages de rêve de la côte ouest de l'île, Egremni et Porto Katsiki. Chose curieuse en Grèce, beaucoup de bars ou d'hôtels possèdent des piscines dont l'accès est public et gratuit.
Les plages d'Egremni et de Porto Katsiki sont considérées comme les plus belles de Grèce et parmi les plus belles de la Méditerranée.
C'était d'ailleurs l'argument principal dans mon choix de visiter Leucade et je n'ai pas été déçu. La couleur de l'eau est irréelle, comme une sorte de bleu de méthylène dans lequel on aurait ajouté quelques gouttes de lait. Les 26° de l'eau, la montagne plongeant, abrupte dans la méditerranée, les voiliers qui y viennent jeter l'ancre...la carte postale est parfaite.
Alors, bien sûr, les galets remplacent le sable, comme partout ailleurs sur Leucade et il faut remonter les grands escaliers jusqu'au parking, après la baignade.
L'endroit reste sauvage.
Surplombant la plage, des paillotes accueillent les baigneurs et vous avez le choix entre vous désaltérer ou manger des grillades.
Il n'y a pas de douche pour se débarrasser du sel marin, mais à 100m, sur la route, il y a un hôtel qui vous prêtera gracieusement sa piscine. (Les consommations au bar ne sont même pas obligatoires).
                                                                                      Plage de Porto Katsiki (réalisé sans photoshop)

P.S. le parking donnat accès à Porto Katsiki est paysant (Mais pas cher).
CREDITS MUSIQUE:
1: Hymne national grec
2: "With eyes wide open" (Gotye)
3: "Don't know why" (Norah Jones)
4: "Pitsaleh" (Eliott Smith)

jeudi 4 octobre 2012

Bosnia i Hercegovina. Mostar. Dubrovnik

Bosna i Hercegovina. Mostar, août 2012.
Mostar. ***

Le centre-ville est piétonnier mais des parking sont à la disposition des visiteurs dans les environs immédiats, "gardés" par une personne qu'il faut rémunérer (2 euros, de mémoire).
Le site se compose d'un pont et d'une ruelle. C'est bien peu mais le dépaysement est quand même assuré.
L'endroit est très pittoresque avec sa rivière, ses mosquées et ses échoppes. L'orient est là.
Nous trouvons rapidement une chambre à louer, à l'entrée du pont (rive droite), en plein coeur donc de la vieille ville, au premier étage d'un restaurant. Le sevice est irréprochable et le restaurant  à l'air de qualité. Mais en bon touriste qui se respecte, nous nous devons de dîner dans l'un de ces restaurants pour toursites avec terrasse et vue sur le pont.
La vue sera effectivement très belle et la cuisine sans surprise (Cevapi, sortes de burger à la viande).
A noter que les touristes arrivent par groupes et à heures régulières (souvent tôt le matin). Je suppose qu'il viennent en voyage organisé avec une halte à Mostar entre Split et Dubrovnik. Cette soudaine manne financière a forcément son revers. Un côté Disneyland et artificiel émane malheureusement de l'endroit.
Quoiqu'il en soit, si vous vous rendez à Dubrovnik ou à Split, le détour vaut largement la peine. Les habitants sont charmants et le dépaysement réél.

Avant de retourner en Croatie, nous nous dirigeons vers le sud, pour profiter d'une bonne baignade dans les eaux de la Kravice. J'avais repéré cet endroit sur Google earth, et ça m'avait mis en appétit.

Pour se rendre aux chutes de la Kravice ***, au départ de mostar: prendre la route principale vers le sud, celle qui longe la rivière Neretva, direction Split et Dubrovnik. A environ 20-25 km la route passe devant le magnifique village de Počitelj, petite cité à flanc de colline, fortifiée et hérissée de mosquées. En continuant encore quelques hectomètres sur la route principale, avant la frontière croate, vous arrivez à Čapljina. Tournez à droite pour traversez la Neretva puis le centre ville  en direction de Ljubuški. Attention, c'est plutôt mal indiqué: au bout de 10 km, tournez à gauche avant d'arriver dans ce village.
Petit plan 3D pour être plus clair:
1: direction Mostar et  Počitelj
2: Čapljina
3: Chutes de la Kravice (entrée gratuite), parking payant en haut du site (2 Euros) et gratuit en bas mais ça peut être bondé et c'est galère pour faire demi-tour. Camping cars s'abstenir.
4: Ljubuški (quitter la route en tournant à gauche avant d'arriver à Ljubuški, c'est indiqué sur la droite car il y a une petit manoeuvre à effectuer avant de pouvoir prendre le chemin sur la gauche).
5: direction Split et Dubrovnik
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L'endroit est paradisiaque, pittoresque à souhait et l'eau est délicieuse.
Les familles des environs y passent leurs journées d'été et des paillotes sont installées sur chaque berge, reliées entre elles par un petit pont de bois. Entre deux baignades, vous pouvez faire une pause cepavi ou saucisse kebab...
L'endroit est ombragé. Malgré cela nous avons choppé tous deux une petite insolation (45° ce jour-là).

Nous reprenons la route et traversons le sud de la Bosnie en direction de Dubrovnik. La région est à majorité serbe (panneaux en cyrilliques et drapeaux de la Mère Patrie à tous coins de rue) et l'on sent tous ces villages qui s'égrènent, éparses dans un paysage rude, comme abandonnés à leur sort. La vie y est rudimentaire et anachronique. Le contraste est d'autant plus grand à l'approche du littoral, en arrivant à Dubrovnik ***.
 Concernant cette destination, je vais faire court, puisqu'on n'y a passé qu'une soirée (difficultés pour se loger, embouteillages monstres, parking impossible à moins de 30 min de marche, tarifs prohibitifs et des croates toujours aussi antipathiques).
Cette jolie ville si attirante apparemment pour des touristes qu'on ne rencontre d'ailleurs qu'ici et sur les plages environnantes, mérite mieux qu'une si courte escale. La ballade nocturne est bien agréable, par contre, toute âme a disparu de la cité depuis que les croates ont ouvert leur coeur à l'économie du tourisme de masse.
Il faut savoir faire des choix, soit c'est joli et c'est cher et les gens sont désagréables (Croatie, Monténégro), soit c'est retiré, quelconque, un peu moins cher et les gens sont charmants (Bosnie, Grèce, Italie, Monténégro...) ou toujours aussi désagréables (...Croatie...).
L'occasion se représentera plus tard de visiter l'ancienne Raguse... mais mon sentiment actuel c'est que Dubrovnik mérite certainement le détour, pas le voyage.
CREDITS MUSIQUE
1: "Ye Shanghai" (Zhou Xuan)
2: Hymne national bosnien
3: "De Ushuaia a Quiaca" (Gustavo Santaolalla)
4: "I can't make you love me..." (Bon Iver)
5: Hymne national croate
6: "Your heart's a mess" (Gotye)


Plitvička Jezera, Šibenik, Split (CROATIE)

Plitvička Jezera ****

Nous nous réveillons donc tout près du site et nous arrivons à la première heure (vers 8H ou 8h30) pour échapper à la marée humaine.
Il y a deux ans, nous avions visité le temps d'une journée et d'une baignade les gorges de la Krka, un peu plus au sud, dans les environs immédiats de Sibenik. Un merveilleux souvenir et des photos à faire mourir de jalousie les routards les plus blasés.
La question se posait donc de l'intérêt de visiter Plitvička Jezera, étant donné qu'il s'agit du même genre de phénomène karstique. En cherchant sur maints blogs de voyageurs, il est apparu que l'écrasante majorité des touristes ayant visité les deux endroits préconisaient la visite de Plitvička Jezera, car le site est plus grand (le nombre de lacs, la durée de la visite etc...).
Il faut toujours se faire sa propre idée.
Les plus: effectivement la taille du parc est impressionnante et nécessite près d'un journée entière.
Le coté jardin d'éden est préservé, la faune et la flore semblent d'une autre latitude et l'on est réellement transporté ailleurs.
Le parc est excessivement bien balisé et équipé tout en préservant le côté"nature intacte".
Des promenades en bateau sont possibles, que ce soit en bateau à aube pour transporter les groupes d'une rive à l'autre, soit en petit canot pour les amoureux.
En résumé, une journée entre sport et détente (certains chemins grimpent pas mal) dans un cadre d'exception.

Les moins: passer sa journée entière sous un soleil de plomb dans un paysage aquatique sans avoir le droit de s'y baigner relève du supplice de Tantale. Le parc de la Krka possède cet atout majeur, de plus, ses cascades sont plus spectaculaires.
Même en arrivant aux aurores, impossible d'échapper à la foule en ce mois d'août. C'est une vision assez étrange que cet embouteillage humain zigzaguant entre les cataractes cristallines. Ça m'a rappelé la Chine, les montagnes jaunes, à la différence qu'en Chine, les touristes sont toujours à 99 pour cent chinois, ce qui nous donne l'impression d'être un peu le seul vrai touriste.
Un dernier point négatif: le prix. Proche du racket, il vous semblera néanmoins assez justifié après six heures de marche.

Conclusion: à voir absolument tout comme la Krka. C'est un endroit magique qui prouve que la Croatie a autre chose à faire découvrir que sa merveilleuse côte. Une altérnative séduisante : les cascades de la Kravice (voir la vidéo "Bosnie"), gratuites, baignades et paillottes sauvages à gogo dans une ambiance très couleur locale, à un jet de pierre de la frontière croate. Si vous envisagez de traverser la Bosnie pour rallier Split à Dubrovnik, cet endroit secret vous enchantera. Autre alternative pour les routards: le parc national de Jiuzhaigou, classé au patrimoine mondial dans la province chinoise du Sechuan, frère jumeau en plus célèbre des Plitvička Jezera, les montagnes tibétaines et les minorités ethniques en plus.

Plan du site:


Pour redescendre vers Šibenik, nous traversons le massif des Velebit (en passant par Gospić puis Karlobag) pour arriver au bord du canal des Velebit, face à l'île de Pag et ses paysages lunaires. Nous arrivons à la nuit tombée à Zadar.
Sur Google earth, ça a l'air bien joli, mais vu du planché des vache, la ville a dû souffrir autant de la guerre que du communisme. Pour la perle de l'architecture, on repassera. Cependant, grosse ambiance à bord et foule bigarrée.
Nous passerons la nuit dans un camping de la station balnéaire limitrophe Bibinje. Le camping meilleur marché du monde puisqu'il nous a été impossible de payer, l'accueil étant désespérément désert. Petit bain de minuit puisque nous campons quasiment les pieds dans l'eau.
Depuis Chamonix, le temps est magnifique, et le soleil darde fort dans son bleu immaculé. D'ailleurs il fera beau jusqu' aux Alpes au retour.
Cependant, qui dit chaleur en Croatie dit souvent moustiques.
Le lendemain nous arrivons à Šibenik **.

La ville est déserte, il fait plus de 40°. La cité offre une agréable ballade, mais sans vraiment valoir le détour, si ce n'est pour visiter le parc de la Krka dont j'ai parlé plus tôt. En même temps les étapes riches en architectures ne sont pas si nombreuses sur la côte dalmate.

Split ****

Split, enfin. Split, à nouveau, mais cette fois pour une simple soirée. Nous trouvons un appartement dans la station d'à côté (Stobreč) loué par une famille de croates sympas. (Ce n'est pas une blague). En deux voyages, c'était la première fois que nous rencontrions des gens aimables et souriants. De là à dire que les croates ont la palme de gens les plus antipatiques, ça reste à voir, car les serbes et les monténégrins sont au coude à coude. Les bosniens, eux, coincés au milieu sont adorables.
Split, que ce soit de jour, comme de nuit (peut être encore davantage de nuit) est un endroit féérique. Les ruelles de cette cité monolithique sont nimbées d'un vert spectral, et le labyrinthe grouillant et bourdonnant débouche immancablement sur une place fêtant le dieu "poisson grillé" (ou la pizza).
Des vacances en Croatie sont évdemment un cauchemar culinaire, mais, c'est aussi à ce prix qu'on est finalement heureux de rentrer chez soi. Nous repartons au petit matin pour la Bosnie en longeant la côte. Mauvaise idée, les voitures roulent déjà pare- choc contre pare-choc. A Omis (petite ville pittoresque avec ses falaises et sa petite forteresse), nous sortons de la circulation en rentrons dans les terres en direction d'Imotski. Cette petite ville est célèbre localement pour ses gouffres et surtout, elle est proche du poste frontière le moins fréquenté.
Le lac rouge est un lac karstique, un puits d'effondrement de plus de 500 mètres de profondeur tandis que le lac bleu, en pleine ville est reste spectaculaire sans être aussi profond.
A la frontière les douaniers considèrent les documents chinois de ma femme avec un air circonspect et embarrassé. Ne sachant que faire, que décider, ils se mettent à téléphoner à toute leur hiérarchie pour, finalement sans réponse, nous laisser passer avec un large sourir complice.
On visitera donc la Bosnie...
CREDITS MUSIQUE:
1: Hymne national croate
2: "Secreto en la montana" (Gustavo Santaolalla)
3: "Save me" (Gotye)
4: "Coyita" (Gustavo Santaolalla)

mercredi 3 octobre 2012

Cinque terre, ITALIE

Cinque terre, ITALIE









Les Cinq Terres ont été pendant quelques années LA destination de mes vacances d'été.
Cette destination hautement touristique est curieusement presque inconnue en France. Cette partie protégée du littoral italien est prisée par les européens du nord, notamment parce que c'est, pour eux, l'accès le plus proche à la méditerranée.

Les Cinq Terres, au sens strict, ce sont les villages de Monterosso al mare, Vernazza, Corniglia, Manarola et Riomaggiore, d'ouest en est.
Ils s'égrènent, les pieds dans l'eau et la tête dans les vignes sur une bande littorale abrupte et sauvage entre les villes de Gênes et de La Spezia, en Ligurie.

J'inclurai dans ce post d'autres villages pittoresques de la riviera du levant se trouvant dans les environs immédiats des cinq Terres: Camogli, Portofino et Porto Venere.

-----D'ouest en est-----
Camogli **
L'un des plus pittoresques villages de pêcheurs de la Riviera est (Riviera du levant), à seulement 23 km de Gênes.
Le site wikipédia, dans sa version française toujours aussi sérieuse, nous apprend que le nom de Camogli vient de la contraction des mots "casa delle mogli",  maison des femmes, arguant que les maisons étaient toutes tournées vers la mer, permettant ainsi aux femmes de guetter leur mari depuis leur fenêtre. Wikipédia en italien dénonce le côté hautement fantaisiste de cette traduction que la version française soutient, mais, moi, je l'aime bien.
Bref, tout ça pour dire que dès lors qu'on maîtrise un peu les langues étrangères, il est toujours pertinent de vérifier dans différentes sources.
(Beaucoup trop d'erreurs et d'approximations dans la version française de ce site-référence!).
L'attrait de Camogli vient de sa situation, blotti au pied des montagnes, à l'entrée de la péninsule de portofino, au fond de ce qu'on appelle ici "le golfe du paradis". Le village se trouve préservé du trafic routier.
Il possède deux plages mais c'est bien évidemment son port de pêche et ses hautes maisons aux façades multicolores qui marquent les esprits.
Sa belle basilique fortifiée, son "lungomare" avec ses terrasses et ses nombreux restaurants en font une promenade très agréable, surtout en soirée, lorsque la ville s'illumine et que les enfants jouent dans les rues.
La ville est célèbre pour ses anchois.
La technique de pêche est restée traditionnelle: on pêche les anchois de nuit, l'été, en les attirant avec la lumière d'une lampe. Cette technique de pêche se retrouve aussi à Collioure, par exemple.
Un petit tour dans les venelles qui grimpent jusqu'à la gare permet d'admirer quelques jolies bâtisses aux tons pastel et d'entrer dans l'une des nombreuse galeries d'arts.
Le village peut aussi servir de lieu de départ pour le monastère de San Fruttuoso (à l'est de la commune, au pied du Monte di Portofino, 2h30 de marche sur un sentier côtier). A San Fruttuoso, il est possible de faire de la plongée et ainsi découvrir, à quelques mètres sous la surface, le Christ des Abysses.

                                                                                         Camogli, basilique de Santa Maria Assunta
Portofino ***
L'une des stations balnéaires qui symbolisent le mieux la DolceVita.                                                                                    
Considéré comme l'un des plus pittoresques et caractéristiques villages de pêcheurs du monde, il est encore aujourd'hui le rendez-vous de la jet set internationale.
Fondé à l'époque romaine, Portofino est un lieu de villégiature pour les têtes couronnées depuis le moyen âge. Mais l'âge d'or de Portofino correspond à l'âge d'or du cinéma. Grace Kelly, Elizabeth Taylor,  Humphrey Bogart, Sophia Loren, Claudia Cardinale ou encore Gina Lollobrigida comptent parmi les vedettes de cinéma qui sont tombées sous le charme de cet adorable confetti de Dolce Vita, maintes fois chanté (Dalida), copié (reproduction du village aux USA-raté et en Chine-réussi), utilisé à toutes les sauces (nom de pizzeria, d'hôtels à travers le monde, de modèle de montre de luxe, de chaussures etc...).
Portofino se trouve tout au bout d'une route qui serpente le long de la côte du golfe de Tigullio, au fond d'une crique coiffée de pins. (Attention aux scooters kamikazes!!)
                                                                                                                  Portofino vu du Castel Brown

Au milieu des figuiers de barbarie, des agaves et des bougainvilliers, des sentiers vous mènent sur les pentes ombragées afin de profiter du panorama. L'un des meilleurs se découvre depuis le Castel Brown.
Les prix pratiqués sont, bien sûr, très excessifs et parfois rédhibitoires.
La première fois que je suis venu (j'étais étudiant), c'était avec un R5. L'heure de parking nous avait coûté le prix d'un pneu. J'exagère à peine...
                                                                                                                                                  Portofino
Photo par andybandi
Levanto **
Un bref post sur la petite ville de Levanto parce que c'est l'endroit d'Italie que je connais le mieux.
C'est une station balnéaire familiale extrêmement agréable et bien située.
Ce gros village de pêcheurs possède un centre historique pittoresque avec ses halles médiévales (concerts fréquents les soirs d'été), ses maisons pastel en trompe l'œil, sa vénérable église et sa façade pisane, ses remparts.
La place centrale, ombragée est un haut lieu du farniente local. Pour moi, le petit déjeuner, l'avant plage, l'après plage et l'apéro, ça se passe ici. C'est certainement l'endroit au monde où je dépense le moins de calories!
La ville, dans son amphithéâtre montagneux possède une grande plage avec accès public (à l'est) et des douches, une piscine municipale et une multitude de campings.
Attention, ils sont pris d'assaut. il faut absolument réserver à l'avance, surtout pour le meilleur d'entre eux, le camping Aquadolce (Cher mais idéalement placé. Ensuite, tout se fait à pied).
L'ambiance désuète donne un charme supplémentaire au séjour.
L'autre point fort de Levanto, c'est sa proximité avec les Cinq Terres.
En Ligurie, le train s'apparente davantage à un métro. Une succession de tunnels vous transporte de Gênes à La Spezia.
Le temps d'une station de métro et vous êtes en gare de Monterosso al Mare. Quatre minutes plus tard, vous êtes à la station Corniglia, puis Vernazza...
Idem pour aller de l'autre côté. Cependant il n'y a pas de gare à Portofino.
Façades en trompe l'œil à Levanto
Le camping Aquadolce se divise en deux parties distinctes: le plancher des vaches, réservé aux camping cars en grande majorité italiens (groupes de jeunes et retraités réunis le soir autour d'énormes faitouts remplis d'eau bouillante dans laquelle ils jettent des quantités gargantuesques de spaghettis), et la partie qui s'étage en terrasse à l'assaut de la montagne, remplie d'étudiants de tous les coins du monde.
Les italiens sont des fanas du camping car, n'oubliant jamais de transporter dans leur maison roulante, leur poisson rouge...tous les soir, les télés braillent du football.
Sur les hauteurs, des centaines de bougies, des chants et des guitares accompagnent la symphonie des cigales...

Monterosso al mare ** 
(Je continue dès que j'ai le temps)

Corniglia
Le seul village de la côte que je n'ai jamais encore visité. S'ils se ressemble à peu près tous, Corniglia est le seul qui n'a pas directement accès à la mer. Des escaliers remplacent ici souvent les rues.

Vernazza ***
Le plus célèbre et le plus touristique des cinq villages. Du moins jusqu'à récemment...
Comme dans un tableau cubiste, les maisons aux tons pastel semblent s’emboîter les unes dans les autres, défiant les lois de la perspective, pour le plus grand bonheur des photographes.
Du reste, les autres villages du coins sont tous bâtis de la même façon, la même d'ailleurs que sur la côte amalfitaine (voir le post à ce sujet).
Les maisons dégringolent des coteaux (excellent vin), le linge est étendu entre les balcons et certaines façades sont décorée de trompe-l'œil.
S'il ne fallait voir qu'un seul village des Cinque terre, c'était celui-là, mais, aujourd'hui, je ne sais pas dans quel état il se trouve.
Après des pluies diluviennes, il y a un an (25/10/2011) une énorme coulée de boue a englouti le village qui est resté un certain temps sous  la fange et les détritus. Il y en avait jusqu'au premier étage des maisons (4 mètres). J'imagine qu'on n'en voit plus rien aujourd'hui, sauf si l'après-catastrophe a été traité comme pour le tremblement de terre de l'Aquila.

Depuis Levanto ou La Spezia, on peut se rendre à Vernazza par la route (parking payant), le trajet offre un panorama superbe et souvent vertigineux.
                                                                          Après le déluge... 


Manarola **
Manarola est la sœur jumelle de Riomaggiore, Pourquoi visiter l'une quand on a déjà vu l'autre?
La raison s'appelle la Via del amore, un chemin qui relie les deux villages de pêcheur à flanc de montagne, au-dessus des eaux calmes de la Méditerranée.
Très prisées des amoureux, on y découvre, gravés sur la roche, des messages à l'eau de rose avec des prénoms entremêlés. (Dont plusieurs fois le mien...;)
Cette jolie ballade prend un peu moins d'une heure. Attention néanmoins aux insolations (prévoir une bouteille d'eau par fortes chaleurs).

Riomaggiore **
Porto Venere ***

(Je continue dès que j'ai le temps)
Comme le fait le roi du pneu, j'ai choisi de décerner des étoiles aux destinations visitées au cours de mes voyages dont la signification est la suivante:

*Peu d'intérêt
**Intéressant/à voir à l'occasion
***Très intéressant/vaut le détour
****Exceptionnel/vaut le voyage