jeudi 18 octobre 2012

Pingyao (CHINE)

                    
Pingyao ,octobre 2011 ****





1: Beijing
2: Datong
3: Grottes de Yungang
4: Monastère suspendu de Hengshan
5: Taiyuan
6: Pingyao
7: Qiaojiadayuan
                                                                             Cliquez sur le plan pour agrandir
 
Pingyao peut sembler assez loin de tout, pourtant, historiquement, cette ville est au centre de la Chine. Et elle est une escale idéale sur un trajet Beijing-Xi'an.
Pour ma part, Pingyao vaut à elle seule le voyage en Chine (bien plus que Xi'an, d'ailleurs).

Présentation de la ville antique de Pingyao
La ville, jouissant d'une histoire de plus de 4 000 ans, présente une image animée de la vie culturelle, sociale, économique et religieuse du peuple Han il y a environ 600 à 1000 ans.
On dit que Yao, un monarque légendaire en Chine antique a gagné son titre à Pingyao il y a environ 4 100 ans. Selon la légende, les remparts de la ville de Pingyao ont été construit à partir de 827 av. J.-C. à 782 av. J.-C., quand Ji Jing, roi de la dynastie Zhou de l'ouest (1 100 av, J.-C. à 771 av. J.-C.), y a envoyé ses troupes pour garder la frontière du territoire Zhou de l'ouest.
La construction de la ville antique se conforme strictement aux règles archéologiques de Chine.
La ville est carrée et toutes les rues se croisent les unes les autres horizontalement et verticalement. L'avenue principale du nord au sud divise la ville en deux parties, avec la tour de ville au centre.
Les constructions principales de Pingyao sont disséminées en bon ordre dans les parties gauches et droites de la ville, avec le temple de Dieu à gauche, correspondant au bureau du gouvernement local à droite, le temple confucien à gauche au temple de Guandi à droite, et le temple de Qingxu taoïste à gauche aux temples bouddhistes à droite.
La ville antique s'appelle également la ville de la tortue, avec la porte du sud comme tête, la porte du nord comme queue, les quatre portes de l'ouest et l'est comme les quatre jambes, et les quatre rues principales, huit petites rues et 72 ruelles représentant les dessins sur le dos de la tortue.
Même à l'apogée de son règne, on disait que le président Mao pouvait "déplacer des montagnes, mais non changer la forme d'une tortue". Cet animal énigmatique symbolise la longévité, une endurance inaltérable - bien chinoise. Il détient aussi les secrets du ciel, et, dans l'Antiquité, on brûlait ses os pour déchiffrer l'avenir dans leurs cendres.
Quand la tortue bouge, selon la tradition, un séisme est à craindre. La mort de Mao, en 1976, avait été précédée d'un terrible tremblement de terre.

Pendant la période 1800-1900, Pingyao était le centre financier de la Chine, quand 22 des 51 sociétés de la Chine pour l'échange et le transfert d'argent avait pris alors Pingyao pour leurs sièges sociaux. L'avenue principale de la ville sous les Ming et les Qing, actuellement une rue de 440 m de long, s'appelait le « Wall Street » de l'Asie au XIXe siècle. C'est à ce moment-là que Pingyao a été honoré du nom de « Petit Beijing ».
Sous les dynasties Ming et Qing, les disciples étaient supérieurs à tous les autres métiers et les marchands étaient considérés comme une des plus basses classes sociales. Cependant, les habitants de Pingyao ont adopté une position complètement différente. Ils étaient fiers de leurs succès dans les affaires, et les disciples étaient inférieurs aux paysans et aux soldats.
Après des centaines d'années, quand la plupart des villes et communes ont été détruites par les guerres et les constructions modernes, la ville antique est toujours là, témoin de son histoire.
(Article tiré des sites Chine Informations, Linternaute et L'Express...je n'aurai mieux dit...)
                                                                                                              Rue principale (Nandajie)
Nous nous y sommes rendu en mini-bus, plus économique et aussi plus pratique.
L'hôtel était déjà réservé depuis Beijing. C'est peut-être notre seule erreur du voyage, parce que cette auberge de jeunesse (très bien située par ailleurs, chaleureuse, accueillante et se trouvant dans une vénérable demeure) pouvait souffrir la comparaison avec d'autres établissements encore plus traditionnels, et pas vraiment plus onéreux.
Quitte à vivre dans une antique cité chinois, autant rajouter quelques yuan et s'offrir une chambre qui vous laissera un souvenir impérissable.
                                                                                                                                     Institut de beauté
Pour les restaurants, comme partout en Chine, vous aurez l'embarras du choix.
N'héritez pas non plus à déambuler sur les murailles. Le chemin de ronde, très large (6 m par endroits) est ponctué de tours de garde (72 au total), et la vue sur les toits de pingyao est très évocatrice.
Sachez toutefois qu'ainsi vous vous embarquez pour une bonne marche puisque qu'on ne peut redescendre qu'en ralliant l'une des quatre portes de la ville, chacune distante d'un à trois kilomètres.
De plus, la vue depuis les remparts permet d'assister à des scènes assez surprenantes comme cet anniversaire de quartier (voir la vidéo) ou ces tas de maïs qui sèche en extérieur.
On peut d'ailleurs se demander si le maïs n'est pas la seule chose qui pousse dans cette région de la Chine ravagée par une sècheresse endemique (même si l'été peut être pluvieux).
Pingyao se visite facilement à pied ou à vélo. La circulation automobile intra-muros est quasi nulle.
Vous pourrez visiter de nombreuses demeures des dynasties Ming et Qing très bien restaurées. Comme à Pékin, elles sont baptisées siheyuan et sont organisées autour d'un patio rectangulaire. La demeure destinée à accueillir les visiteurs se situait dans le fond.

La richesse des maisons reflète l'âge d'or de Pingyao lorsque les banques y avaient leur maison-mère : plafond voûtés, rampes d'escalier sculptées, etc.
L'ancienne résidence de Lei Lutai est un bel exemple d'architecture locale. La banque Rishengchang, la première banque de Pingyao et de Chine (!), est la demeure la plus célèbre.

Personnellement j'aimerai beaucoup retourner à Pingyao l'hiver pour la voir sous son manteau de neige. Certainement féérique.
La ville est touristique et c'est un euphémisme! Les touristes chinois s'y pressent par milliers mais on y trouve aussi des cohortes d'occidentaux. Autant les touristes chinois se fondent dans le paysage (peu de guides munis de haut parleurs comme trop souvent ailleurs), autant les occidentaux vous rappellent à votre identité de toursite.
C'est la rançon du succès. Malgré cela, rien de kitsch, pas de piège à touriste, une cuisine soignée, des prix très raisonnables et une autenticité intacte chez les habitants.
Bref, Pingyao est un miracle...

Horaires:
Tous les sites sont ouverts de 8h à 19h

Tarif:
L'entrée de 160 yuans inclut toute les visites (valable deux jours).

Excursions très intéressantes à partir de pingyao:
_Qiaojiadayuan (40 km au nord).
_Wangjiadayuan (35 km au sud).
_Le village de Zhangbi et son "château souterrain" (32 km au sud).
_Le mont Mian shan et ses monastères taoïstes (35 km au sud).
A savoir: il est encore aujourd'hui difficile (impossible?) de retirer de l'argent dans la vieille ville. Il n'y a pas de distributeur. Il vous faudra franchir l'enceinte et à partir de là, vous en trouverez facilement.                                                                                                       Gulou (tour de la cloche)

Hengshan, monastère suspendu (CHINE)

Monastère suspendu de Hengshan, octobre 2011 ***
1: Datong
2: Grottes bouddhiques de Yungang
3: Xuánkong Sì (懸空寺), monastère suspendu de Hengshan
                                                                            Cliquez sur le plan pour agrandir

Le Monastère suspendu de Xuankong est le second plus grand site touristique de la région après les Grottes de Yungang. Ce monastère est exceptionnel pour sa location à flanc de montagne et son architecture unique.

A une vingtaine de minutes se trouvent les Monts Hengshan, une des cinq montagnes sacrées du taoïsme.

Localisation en Chine
75km au sud-est de la ville de Datong. Province du Shanxi.

Le monastère de Xuankong a été construit au VIIe siècle. Il a été bâti en hauteur pour le protéger de la montée des eaux du fleuve situé en contrebas. On y trouve des éléments du bouddhisme, du taoïsme et du confucianisme.
                                         Village semi troglodyte à l'entrée de la vallée. Les paysages de la région du loess sont fortement ravinés, arides et grandioses.
Maison troglodyte dans laquelle nous avons été invité par un sympatique vieillard buriné
 La visite:
Ouvert tous les jours de 7h à 19h (8h-17h30 en hiver). Compter 1h de visite.

L'endroit est déconseillé aux personnes souffrant de vertige.
Le monastère s'apprécie surtout de loin. D'en bas, il a l'air collé à la montagne, à peine soutenu par de frêles piliers de bois, mais il est bien plus solide qu'il n'en a l'air, car en réalité ce ne sont par ces quelques pilotis qui soutiennent l'édifice.

La visite du monastère en elle-même n'est pas très longue. Un petit circuit y a été aménagé pour que les nombreux visiteurs qui montent et ceux qui descendent ne se croisent pas. On ne peut pas rentrer dans les pièces du monastère. C'est possible cependant dans certaines d'entre elles, juste pour voir quelques statues abîmées par le temps. 
Tarifs:
Tarif normal : 60Ұ
Tarif étudiant : 30Ұ

S'y rendre:
En taxi : Depuis Datong, on peut négocier un taxi à la journée pour environ 350Ұ à 400Ұ et visiter ainsi le monastère et les Monts Hengshan à 20min.

En car : Prendre le car depuis le gare routière située rue Yantongxi lu 雁同西路 (Les bus 2 et 5 mènent à la gare routière depuis la gare ferroviaire). Compter 25Ұ.
Le car dépose ses passagers en pleine nature à quelques kilomètres du monastère mais des chauffeurs privés attendent les touristes. Souvent, ils disent travailler pour la compagnie de car et nous amènent gratuitement jusqu'au monastère suspendu. Par la suite, vous aurez besoin de leurs services, payant cette fois, pour revenir à l'arrêt de car ou continuer votre journée avec la visite des Monts Hengshan.
                                                                                                                                           Xuánkong Sì

La route entre Datong et le monastère est très belle mais sinueuse, attention si vous êtes facilement malade en car. (Quelques infos fournies par le site Ici-Chine, pratique puisque je ne me souvenais plus des tarifs).

De notre côté, comme nous étions cinq, nous avons préféré l'option location d'un minibus avec chauffeur pour les trajets Datong -Yungang, Datong- Hengshan puis Datong-Pingyao, solution de très loin la plus pratique, la plus confortable et aussi la plus flexible. (La moins chère également à partir de 5 ou 6 personnes, en incluant la nuité d'hôtel à Pingyao pour le chauffeur et son trajet retour vers Datong).

Ljubljana & Bled SLOVENIE

Ljubljana & Bled SLOVENIE

Ljubljana **
L'une des plus petites capitales d'Europe est une ville provinciale.
Un bout d'empire austro-hongrois à un jet de pierre de la mer adriatique.
La Slovénie, qu'on surnomme parfois la Suisse des Balkans (alors qu'elle n'est pas dans les Balkans et que la Suisse n'est semble-t-il pas encore un pays méditerranéen) est un pays très cher.
Les hautes montagnes du Triglav sont proches...le pays est plus du type alpin et le littoral n'est qu'un confetti maritime.
Ljubljana possède un joli centre ville de style autrichien, bien entretenu et agréable. Il fourmille de terrasses, notamment le long de la rivière.
La partie le plus ancienne de la capitale se trouve au pied de la citadelle (accessible en funiculaire), sur la rive gauche de la Ljubljanica, un affluent de la Sava. Ce quartier où se mélangent les architectures gothiques, renaissances et baroques et le plus pittoresque. La rive opposée propose également de l'architecture art nouveau.
                                                                                              Les slovènes n'ont pas les pieds sur terre...

Sa position au centre du pays fait de Ljubljana une base pour visiter la région et faire du tourisme, surtout du tourisme vert? Les possibilités sont nombreuses, entre la mer proche, les grottes nombreuses et les sommets alpins.
La ville est réputée pour sa scène alternative et beaucoup de galeries d'art contemporain fleurissent un peu partout. L'art contemporain est d'ailleurs mis en valeur et exposé dans beaucoup de lieux touristiques à travers la cité.
Pour ma part, je n'ai fait qu'y passer l'après midi, le temps d'une ballade en ville et, j'avoue, je m'attendais à mieux... Peut-être qu'à force de voyager, de voir tant de merveilles, on devient exigeant comme un enfant gâté.
En conclusion, Ljubljana, avec ses faux airs de Salzbourg,  est une belle et intéressante étape de voyage, agréable et charmante, mais pas une destination en soi.


Bled et ses environs **
La route qui nous mène vers la Carinthie autrichienne longe le massif du Triglav, point culminant de la Slovénie.
Bled et son lac seront notre dernière halte avant la frontière.
                                                                                                                                           Le lac de Bled

Pour être franc, c'était une halte de courte durée car la nuit s'apprêtait à tomber et les moustiques étaient plutôt voraces.
C'est l'un de mes regrets sur ce voyage, mais ce n'est que partie remise.
Le site offre plusieurs visites intéressantes et les ballades dans le massif du Triglav tout proche sont extrêmement prisées des touristes et des randonneurs de tous horizons.
Le château de Bled, perché sur son piton offre un panorama exceptionnel sur le lac et les Alpes juliennes.
Des embarcations desservent l'île et la chapelle de la vierge Marie.
Les gorges de Vintgar à proximité sont également une excursion agréable.

Petites photos trouvées sur le net, les miennes soufrant d'un manque de luminosité

dimanche 14 octobre 2012

Yungang, grottes bouddhiques (CHINE)

Yungang, grottes bouddhistes. Datong, octobre 2011 ****

1: Datong
2: Grottes bouddhiques de Yungang
3: Monastère suspendu de Hengshan
                                                                                                                                                       Cliquez sur le plan pour agrandir
A seulement trente cinq minutes de Datong en taxis (20 km), autant dire dans la banlieue, les grottes de Yungang valent à elles seules le voyage dans le Shanxi.
Elles sont l'un des plus hauts lieux du bouddhisme en Chine du nord et figurent sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Leur beauté à couper le souffle ravira les voyageurs les plus blasés.
Moi-même qui était assez dubitatif, (étant là davantage comme guide que comme touriste) j'ai été subjugué par tant de merveilles.
Les premières grottes près de l'entrée sont en partie masquées et on ne s'attend pas, en y pénétrant, à trouver des bouddhas géants, polychromes, vous toisant de toute leur masse monolithique.
Les murs des grottes sont généralement tapissés d'une myriade de statuettes mythologiques.
Chaque grotte semble être le clou du spectacle, jusqu'à ce qu'on arrive à la suivante.

Comme pour tous les sites hautement touristiques en Chine, éviter de s'y rendre le week end (foule, guides munis de haut-parleurs...). A la Toussaint, nous étions les seuls occidentaux.

L'entrée du site se fait en traversant un pavillon d'agrément, sorte de palais-citadelle posé sur l'eau d'un bassin. (Construction récente, mais dans un style ancien).

Tarif:
100 yuans (hors saison)
Ça les vaut largement!

A savoir:
Les photographies sont autorisées sauf pour les grands bouddhas des grottes 5 et 6.
Il suffit de ne pas se faire prendre. (Il y a très peu de recul pour ces photos).

Plan du site
1: parking
2: entrée
3: pavillons d'agrément (c'est du neuf, mais c'est bien fait)
4: Grand bouddha (intérieur)
5: Grand bouddha (extérieur)
6: Ancienne forteresse
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Si vous visitez les grottes de Yungang à un autre moment qu'en été, pensez à vous vêtir chaudement. L'endroit est très exposé et se trouve à plus de 1000m d'altitude.
Lors de ce voyage (à la toussaint), les températures étaient glaciales. 


Beijing, palais d'été (CHINE)

Beijing. Palais d'été, octobre 2011 ***





1: Cité Interdite
2: hôtel Minfu
3: Station de métro Xizhimen (西直门) correspondance: ligne 2 (circulaire), ligne 4 (vers le palais d'été) et ligne 13 (banlieues nord)
4: Station de métro Beigongmen (北宫门). Possibilité de descendre à la station précedente (Xiyuan-西苑)
5: Palais d'été et lac Kunming
En bus : n°690 et 808 depuis la place Tian'anmen.
En taxi compter 50Ұ depuis le centre de Pékin.
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Le Palais d'été est situé dans la banlieue nord-ouest de Pékin. Les artisans de l'époque appliquèrent les techniques de conception des jardins du sud de la rivière Yangzi et les panoramas du Lac de l'Ouest de Hangzhou pour agencer cet immense parc. C'est le jardin royal le mieux préservé et le plus grand de Chine ; il fait partie des quatre jardins les plus connus de Chine avec la Résidence de Montagne de Chengde, et les Jardins Liu et Zhuozheng à Suzhou.
Il fut en grande partie détruit par des guerres lors des périodes assez récentes mais restauré à de nombreuses reprises. Au moment de la deuxième guerre de l’opium, le jardin et les édifices furent détruits par les européens, notamment français et anglais, et de nouveau endommagé lors de l’insurrection des Boxers.
Le Palais d'été emprunte et assimile les essences des techniques d'aménagement des autres jardins. La structure de base s'appuie donc sur le lac de Kunming et la colline de la Longévité. Grâce au milieu naturel environnant de montagne et d'eau, il dégage la vigueur et la magnificence des jardins royaux de Chine. La nature s'y exprime pleinement, et toutes les allées, halls, temples et ponts sont harmonieusement intégrés ensembles. Cette splendide et exceptionnelle conception artistique fait de lui une référence en architecture de jardin chinois et lui a également procuré un statut éminent à travers le monde. Le palais d'été est extrêmement étendu et couvre pas moins de 3 km². L'eau occupe les trois-quarts de l'espace, et le pavillon Foxiang centralise les bâtiments du jardin.
Commencé sous la dynastie des Jin (1115-1234), le palais est sans cesse embelli et agrandi au cours des siècles.Sous les Qing (1644-1911), c'est un superbe jardin luxuriant.
Une grande partie du palais d'été, comme de nombreux autres bâtiments de Beijing, est détruite par les troupes franco-anglaises en 1860.
C'est l'impératrice douairière Cixi qui prend l'initiative de sa reconstruction en 1888.
L'espace du jardin peut être divisé en trois parties :
-- L'élégant et divin hall de Renshou qui était utilisé pour la politique. C'était le lieu principal de l'engagement de Cixi et de l'Empereur Guangxu dans les affaires domestiques et les activités diplomatiques.
-- Les cours telles que Leshoutang, Yunnantang, et Yiyunguan qui servaient d'habitation à Cixi, à l'Empereur et à ses concubines.
-- Les espaces naturels comprenant le lac et la colline, qui étaient les lieux d'amusement et de plaisir pour l'Empereur et ses concubines.

La galerie couverte parée de peintures longe le lac sur 700 m
Sur le lac de Kunming, situé au sud de la colline de la Longévité, les 17 somptueux ponts en arc ressemblent à un arc en ciel s'étalant sur l'eau. Les ponts serpentent le lac et ressemblent à une ceinture verte émeraude.
En 1998 le Palais d'été fut accepté avec succès dans la liste du Patrimoine Mondial de L'UNESCO.
Ces femmes portant des abat-jours sur la tête sont vraissemblablament de la minorité Miao 

Horaires Palais d'Eté
: De 6h30 à 20h du 1er avril au 31 octobre et de 7h à 19h en hiver et de 8h30 à 17h pour les temples (9h-16h hors saison). Compter 5h de visite. Déconseillé par mauvais temps.

Tarifs
Entrée du parc :

Tarif normal : 30Ұ
Tarif étudiant : 15Ұ
Compter ensuite 10Ұ pour chaque temple et 20Ұ pour le musée.

Entrée du parc + accès à tous les temples :

Tarif normal : 60Ұ
Pas de tarif étudiant

Location d'un petit bateau :
40Ұ de l'heure.

Badaling, la Grande Muraille (CHINE)

Badaling. La Grande Muraille, octobre 2011 ***





1: Cité Interdite,/Place Tian an men
2: Minfu Hotel
3: Beijing International Airport (Métro "airport express" pour le centre ville, jusqu'à l'arrêt Dongzhimen)
4: Palais d'été (métro, ligne 4)
5: Gare de Guang an men (pour Datong)
6: Badaling/ Grande Muraille de Chine (départ des bus à De sheng men)
7: Station de métro & bus 919 de De sheng men
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La plus imposante construction humaine de tous les temps s'étend sur près de 6000 km de l'est à l'ouest de la Chine. Elle est visible dans plusieurs provinces à travers le pays et près de Pékin on peut la visiter à de nombreux endroits différents.

La Grande Muraille n'est pas un seul grand mur comme on pourrait l'imaginer. Elle est une succession de murs différents construits à différentes époques pour protéger certaines régions de Chine des barbares venus du nord. A certains endroits, elle ressemble même plus à une toile d'araignée qu'à un mur droit. Sa construction s'étala sur près de 2'000 ans. Elle débuta environ 2 siècles avant J.C. pour s'achever au 17e siècle. Près de 10 millions de personnes seraient mortes lors de la construction de l'ouvrage, dont beaucoup ont été enterrées dans les fondations, ce qui fait de la Grande Muraille la plus grande sépulture au monde.

Au 19e siècle la muraille tombe en désuétude. Ce n'est que vers la moitié du 20e siècle, et surtout après la mort de Mao, que les autorités entreprennent de restaurer certaines portions de mur. Aujourd'hui, la grande majorité de la muraille est inaccessible et ressemble à un grand mur effondré recouvert de végétation. Seuls quelques kilomètres ont été restaurés mais cela suffit pour redonner à l'ouvrage toute sa grandeur et impressionner les visiteurs.

Classé au Patrimoine Mondial par l'UNESCO en 1987.
La visite diffère selon que l'on se rend sur un site ou l'autre. Il faut compter entre 1h et 3h de trajet et environ 4h de visite. On peut choisir de se déplacer en bus ou en taxi. Pour le location d'un taxi à la journée, compter environ 500Ұ (45 euros).
Attention, certains sites sont parfois fermés pour cause de restauration.


Badaling - 八达岭
Nord-ouest - 70km de Pékin

Badaling est la partie de la Grande Muraille la plus célèbre et la plus visitée. En 1957 elle est la première portion rénovée et ouverte au public. Depuis le gouvernement n'a cessé d'investir des millions dans la rénovation et l'entretien de ce bout de mur jusqu'à en faire un endroit d'exception. On y trouve un musée, un cinéma à 360°, des hôtels et des restaurants. Un téléphérique permet également d'accéder au sommet sans effort.
L'endroit étant le plus célèbre, il est naturellement le plus envahi par les touristes qui viennent en nombre incroyable.
(Source: ici-chine.com)
Je m'y suis rendu à deux reprises, une première fois en plein été, une seconde fois à la Toussaint. Il est bon de savoir que le froid peut survenir assez tôt dans la saison dans cette partie de la Chine, d'ailleurs, à un jour près nous avons échappé à la tempête de neige quand nous sommes retourné à Beijing ce mois d'octobre...). Il faut donc se préparer en fonction de la saison. La grande muraille peut aussi être venteuse.
Les deux fois j'ai choisi le "spot" de Badaling pour des raison pratiques et aussi parce que j'accompagnais des personnes plus âgées que moi (pour être délicat...).
La portion de Simatai me fais davantage envie, le tout c'est d'avoir assez de temps ou, mieux, de combiner cette visite avec une excursion sur Chengde.
Je profite encore du site ici-chine.com, très bien fait, pour rajouter leur description de Simatai et pour préciser les prix et les horaires car, au moment de visiter la Grande Muraille il y a 1 et 2 ans, je n'avais pas encore l'idée de constituer un blog.

S'y rendre

Les bus partent régulièrement. Soit toutes les 30 min, soit dès que le bus est plein.

- Bus 919 depuis Deshengmen (德胜门).
Prendre le métro jusqu'à la station Jishuitan (积水潭) sur la ligne 2 et marcher vers l'est. Les bus se trouvent devant un immeuble rond.
Attention, on trouve plusieurs sortes de bus 919. Le bus classique (grand avec air conditionné) coûte 12Ұ et met 1h mais des minibus font le parcours en 1h30 pour 6Ұ. Avant de monter dans le bus, demandez bien s'il va à la Grande Muraille et faites vous confirmer le prix.

- On trouvent d'autres bus aux terminaux touristiques de Qianmen (前门) - bus n°1 - et Dongzhimen (东直门) ainsi qu'à la gare de trains - bus n°2-. Les prix vont de 15Ұ à bien plus cher selon les navettes. Certaines font simplement l'aller-retour alors que d'autres proposent des circuits avec la visite de la Grande Muraille parmi d'autres attractions.

Tarif

Tarif normal : 45Ұ (dont l'entrée pour le musée et le cinéma) + 1Ұ d'assurance
Tarif étudiant : ?
Téléphérique : ?

Ouverture

Tous les jours de 8h à 20h

Simatai - 司马台

Nord-est - 120km de Pékin

Simatai est le site le plus authentique et sauvage. Contrairement à Badaling la muraille y a été restaurée dans le souci de la conservation de l'esprit d'origine et ne fait pas moderne. Contrairement à Balading encore, les touristes y sont rares. Le tronçon de mur s'étend sur près de 20km et compte 135 tours de guet dans un paysage en dents de scie impressionnant. Pour beaucoup, c'est le meilleur endroit pour visiter la Grande Muraille.

Chaque brique de cette portion de mur est marquée du nom de son fabriquant qui risquait sa vie en cas de travail jugé mal fait.
La nuit, du haut de la muraille et par temps clair, il paraît que l'on peu apercevoir les lumières de Pékin à 120km de là.

Prévoir à boire et à manger. Déconseillé aux personnes souffrant de vertige ou en mauvaise condition physique.

S'y rendre

Depuis Dongzhimen (东直门) prendre le bus pour Chengde (承德) et descendre en route à Simatai. Départ environ toutes les heures le matin et en début d'après-midi, 20Ұ et 2h30 de trajet. Depuis Simatai comptez 1h de marche pour gagner la muraille ou prenez un taxi pour quelques yuans.

Tarif

Tarif normal : 30Ұ
Tarif étudiant : 15Ұ
Téléphérique : ?

Ouverture

Tout les jours de 8h à 18h
(Source: ici-chine.com)
 Un conseil: ne vous y rendez que par beau temps, le brouillard gâcherait tout.

Beijing, la Cité Interdite (CHINE)

Beijing, cité interdite, octobre 2011 ****






1: La Cité Interdite
2: Place Tian an men
3: Jinshan (colline du charbon)
4: Beihai
5: Tours de la cloche et du tambour
6: Temple des lamas
7: notre hôtel
8: Wangfujing (les "Champs Elysées" pékinois)
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Inutile d'essayer de vous dissuader de visiter la Cité Interdite en vous parlant des queues interminables et des mégaphones des guides chinois, de toute façon, si vous venez à pékin, vous la visiterez.
Alors, prenons les choses avec optimisme.
Pour ce qui est des visites concernant le gratin des monuments du pays, il faut savoir que 95% des touristes qui vous accompagneront seront chinois. Donc il y a des heures à éviter.
Les chinois ne visitent presque qu'exclusivement via des agences et font des pauses déjeuner vers onze heures.
Comptez une heure de queue en moyenne l'été, ce qui reste très raisonnable pour la Chine.
La cité impériale est immense et vous n'aurez pas trop d'une demi journée pour en visiter les principales attractions, le mieux étant, comme toujours de se détacher de la foule, de naviguer à contre sens et de se perdre dans le dédale du quartier des concubines.
Munissez-vous d'un guide car les explications que vous trouverez sur place, à l'entrée des halls et des divers palais sont en chinois, parfois en anglais ou en japonais, mais toujours assez rébarbatives.

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1: Porte de la paix céleste. Accès principal à partir de la place Tian an men
2: Parc Zhongshan
3: Temple des ancêtres impériaux
4: Porte Méridienne (guichets d'entrée)
5: Porte de l'Harmonie Suprême
6: Hall de l'Harmonie Suprême
7: Hall de la Complète Harmonie
8: Hall de l'Harmonie Préservée
9: Palais de la Pureté Céleste
10: Palais de la Tranquillité Terrestre
11: Jardins Impériaux et Temple de la Tranquillité Impériale
12: Porte du Génie Militaire
13: Colline du Charbon (Jinshan)
14: Dagoba blanc du lac de Beihai
A: Hall de la Gloire Littéraire
B: Quartiers des Concubines et appartements privés de Qianlong
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La Cité Interdite de Beijing (pékin) 故宫 (gùgōng) est le palais impérial au sein de la Cité impériale. De 1420 à 1911, durant 491 ans, il a été la résidence principale de 24 empereurs des Ming et des Qing. C'est aussi l'ensemble architectural d'anciens palais le plus vaste et le mieux conservé du monde.
S'étendant sur plus de 72 hectares, la Cité interdite compte 9 999,5 pièces, protégé par une muraille d'enceinte de 10 mètres de haut, de 960 mètres de long du nord au sud, et de 750 mètres de large de l'est à l'ouest. Une douve large de 52 mètres contourne toute la muraille. Ainsi, c'est une cité dans la cité.
La plupart des bâtiments ont été construits en bois. Les grosses colonnes en bois dressées sur des socles de marbre supportent la toiture magnifiquement décorée et couverte de tuiles vernissées jaunes. Les principaux bâtiments jalonnent l'axe central qui est aussi l'axe de la ville de Beijing, et les autres se répartissent sur les deux côtés, en respectant le principe de la symétrie. Toute la disposition offre un aspect majestueux.
L'architecture a divisé la Cité Interdite en deux parties : la cour extérieure et la cour intérieure. La Cour extérieure, où le souverain recevait ses ministres et présidait les grandes cérémonies officielles, abrite la salle de l'Harmonie Suprême (Taihe), la salle de l'Harmonie Parfaite (Zhonghe) et la Salle de l'Harmonie Préservée (Baohe) ainsi que les bâtiments latéraux principaux--la salle de la Gloire Littéraire (Wenhua) et la Salle des Prouesse Militaire (Wuying). La cour intérieure comprend surtout le palais de la Puret ?Céleste (Qianqing), la salle de l'Union (Jiaotai) et le palais de la Tranquillité Terrestre (Kunning), qui sont entourés respectivement par les six Palais de l'Est et les Six Palais de l'Ouest. La cour intérieure servait de cabinet de travail à l'empereur et d'appartements à la famille impériale et aux concubines.

Architecte de la Cité interdite
Né en 1619 à Nankang, province du Jiangxi, dans une famille de menuisiers, Lei Fada, l'architecte de la Cité Interdite travailla à Nanjing (Nankin), dès sa tendre jeunesse, auprès de son père, ce qui lui permit d'observer les nombreux travaux de construction : temples, palais et pavillons. Plus tard, il continua le métier de son père pour devenir à l'âge de 30 ans un charpentier-dessinateur bien connu.
Dix ans plus tard, il eut enfin la chance d'être convoqué à Beijing, la capitale, pour diriger les travaux de restauration des trois grandes salles du Palais impérial. Grâce à lui, la cité Interdite put conserver son style d'origine. Dès lors, Lei Fada resta à Beijing comme responsable des travaux de construction et de restauration des bâtiments impériaux. En 1693, il mourut à l'âge de 73 ans.
Murs et toitures de la Cité Interdite
Il s'agit sans doute là une expression de l'ancienne conception esthétique des Chinois. Dans l'antiquité déjà les Chinois estimaient que le jaune était une couleur noble et que le rouge représentait le bonheur et la joie. D'après les archéologues, les Hommes de Pékin qui vivaient il y a une centaine de milliers d'années, avait l'habitude de décorer leurs cavernes avec la couleur rouge.
Selon des documents historiques de l'époque, à partir de la dynastie des Song (960-1279), les bâtiments impériaux étaient couverts de tuiles jaunes. A l'époque des Ming et des Qing, les règlements du gouvernement stipulèrent que seuls les bâtiments impériaux--les palais, les tombeaux, et les monastères construits sur l'ordre de l'empereur--pouvaient utiliser les tuiles jaunes vernissées. Ceux qui osaient enfreindre les règlements risquaient d'être condamnés à mort.
Cependant, il y a quelques exceptions. Par exemple, dans l'enceinte de la Cité Interdite, on trouve également des bâtiments recouverts de tuiles ordinaires, qui ne faisaient pas partie des quartiers d'habitation de l'empereur. Par exemple, les trois salles du sud (Nansansuo) situées près de la porte Donghuamen supportent une toiture de tuiles vernissées vertes, car elles correspondaient aux logements des princes ; le pavillon de la Culture (Wenyuan) qui abritait une bibliothèque est recouvert de tuiles vernissées noires. Selon les croyances superstitieuses de l'époque, le noir représente l'eau. On pensait que les tuiles noires pourraient prévenir le feu et protéger les collections de livres.
D'après des documents historiques, la construction de la Cité Interdite date du début des Ming. Quelque 100 000 artisans et un million de paysans de corvée y ont travaillé.
Les pierres venaient de Fangshan et de Panshan, près de Beijing, tandis que le bois d'œuvre provenait de forêts vierges situées dans le Sichuan, le Guizhou, le Guangxi, le Hunan et le Yunnan. Les arbres abattus étaient descendus d'abord par les crues des hautes montagnes, avant d'être transportés à Beijing par voie fluviale.
Toiture des bâtiments
Les anciens bâtiments de style traditionnel sont construits en bois. Cependant les colonnes de bois enfoncées dans la terre, qui supportent la toiture, sont sujettes à la pourriture. A l'époque, on choisit d'envelopper ces colonnes dans des murs épais. Mais le problème n'était pas résolu. On allongea ensuite les avant-toits qui protégeaient les murs du soleil et de la pluie. Cependant, l'intérieur des salles était devenu très sombre, car la lumière y pénétrait difficilement.
Pour faciliter l'écoulement de la pluie de la toiture, on a accru l'inclinaison de celle-ci. Mais les chutes d'eau rapides abîmaient également les fondements. Pour résoudre ce problème, les architectes anciens ont incliné profondément le sommet pour lui donner ensuite une forme concave et l'eau s'écoule des quatre côtés. Ainsi, non seulement l'eau de pluie coule beaucoup moins rapidement, mais on a aussi un bâtiment nettement mieux éclairé. Les quatre angles relevés embellissent en outre la toiture, tout en lui conférant un aspect imposant.
Les grosses briques carrées utilisées pour paver le sol sont appelées briques d'or. Elles ont été fabriquées principalement à Suzhou. Le processus de fabrication était compliqué. D'abord, il fallait sécher, moudre, puis tamiser et pétrir la terre argileuse avant de l'introduire dans les moules. Au bout de huit mois, on entassait les briques crues dans les fours alimentés par des branches de sapin. La cuisson durait 130 jours, et les briques bien cuites devaient encore être trempées dans de l'huile d'abrasion. Lisses et lumineuses, ces briques se caractérisent, encore aujourd'hui, par leur résistance à l'usure. D'après des documents historiques, durant le règne de l'empereur Jiajing des Ming, en trois ans, on n'a fabriqué que 50 000 briques d'or. A l'époque des Qing, une brique d'or coûtait 1 hectolitre de riz. Transportées à Beijing, les briques subissaient encore un dernier contrôle. Selon les normes de fabrication, chaque brique devait pouvoir émettre un tintement sonore et ne contenir aucune bulle d'air.
Les grosses briques utilisées pour la construction des murs d'enceinte de la Cité interdite furent fabriquées à Linqing, dans le Shandong. Dures et lisses, ces briques ont chacune une longueur de 50 cm, une largeur de 25 cm et une épaisseur de 12 cm.

Dragons et phénix en bronze à la Cité Interdite
Le dragon représente l'empereur. Selon la légende, l'empereur est le fils-dragon du Ciel. Le phénix représente l'impératrice, car cet oiseau fabuleux au plumage superbe est, dit-on, immortel. Dans le Palais impérial, les dragons et les phénix en bronze servent de brûle-parfum. On y brûlait alors du bois de santal : on mettait du bois par une fente sur le dos des animaux et une fumée odorante s'échappait de leur bouche. 
Article tiré du site chine-informations.com    
(Je continue dès que j'ai le temps)                                                        
                                                                           Les toits dorés de la Cité Interdite et Jinshan, au fond

Beijing, le temple des lamas (CHINE)

Temple des lamas. Beijing, octobre 2011 ***
1: Cité Interdite
2: Place Tian an men
3: Colline du charbon (Jinshan)
4: Beihai
5: Tour de la cloche et tour du tambour
6: Temple des lamas (à 100m se trouve le temple de Confucius)
7: Notre hôtel (Minfu Hotel), près du célèbre et délicieux restaurant Jin Ding Xuan
8: Wangfujing, les "Champs Elysées" Pékinois
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Ce temple est le plus visité par les touristes à Beijing, et pour cause, il est magnifique.
Construit en 1694, le Temple des Lamas à Pékin est l'ancien palais de l'empereur Yongzheng, offert aux moines tibétains en 1732. En effet les empereurs mandchous étaient très favorables au bouddhisme tibétain. Par-delà son mur d'enceinte, la silhouette de ses toitures majestueuses et évocatrices, scintillant de tuiles vernissées se découpe sur l'horizon.
S'étendant sur une superficie de 66 000 mètres carrés et mesurant 400 mètres du nord au sud et 200 mètres d'est en ouest, elle est constituée de trois parties principales : la cour Baofang, le jardin et les bâtiments. Coincé entre plusieurs axes majeurs, l'endroit reste un véritable havre de paix, étonnamment calme alors que pétarade à l'extérieur la cohue automobile. Les bâtiments comprennent sept groupes d'architectures et cinq cours successives, avec un millier de pièces au total.
Lorsque l'on rentre dans le temple ont est frappé par la beauté de la porte de style Ming ainsi que par les très beaux pavillons dits du tambour et de la cloche.
On peut admirer dans la salle des quatre gardiens célestes, un magnifique bouddha Maitrya en bois doré ainsi que quatre statues en terre cuite (les gardiens) qui écrasent des diables sous leurs pieds.
La salle de l'éternelle harmonie abrite trois bouddhas en bronze (représentants le passé, le présent et le futur). On peut observer dans cette salle de magnifiques tankas tibétains.
La salle de la protection éternelle (Yongyou dian) présente trois bouddhas (celui de la médecine, celui la longévité et celui de l'enseignement). Mais on peut surtout contempler deux bouddhas femmes, dont l'un est fait de 6000 morceaux de soie cousus ensembles.
La salle de la Roue de la Loi (Falun dian) est la plus grande et la plus spectaculaire On peut y admirer une énorme statue en bronze, de plusieurs dizaines de tonnes) de Tsongkapa. Des fresques superbes ornent cette salle (scène de chasse etc...).

Le pavillon des dix mille bonheurs abrite une statue de bouddha de 26m de haut et de 8m de diamètre, sculptée dans un tronc de santal blanc. Les murs sont là encore décorés de superbes tankas.
La visite de ce haut lieu spirituel se finit par un petit musée contenant de nombreux objets représentants les liens du pouvoir chinois et du bouddhisme tibétain. (article du site de "Chine information", bien plus précis que ce que j'aurai pu raconter).
Bien sûr, il reste peu de moines sur place mais le lieu est encore bien vivant et en activité grâce aux pékinois eux-mêmes qui déambules d'un autel à l'autre, une poignée de bâtonnets d'encens à la main.
Le quartier alentour est également pittoresque et la station de métro Yonghegong toute proche (lignes n°2 et 5).
En traversant la rue Yonghegong dajie, vous trouvez, à proximité immédiate, le temple de Confucius et l'ancienne académie impériale que je traiterai plus tard sur ce blog.
Prix d'entrée: 40 yuan (de mémoire).

Mon conseil: si vous ne disposez que de peu de temps et que vous hésitez entre visiter le temple des lamas ou celui de Confucius, le temple des lamas est un bien meilleur choix, à tout point de vue (beauté, intérêt, taille...).



samedi 13 octobre 2012

Matera, Basilicate et Chieti (ITALIE)

Matera, Basilicate, Chieti, octobre 2012.




La Basilicate est l'une des provinces les plus pauvres d'Italie. Ses douces collines ondules en vagues dorées offrant un paysage dominé par l'agriculture, car, comme les Pouilles, la Basilicate est le grenier à blé de l'Italie.
Les villages, peu nombreux, sont le plus souvent perchés sur des arêtes rocheuses et, dans ce tableau à dominante jaune, la culture en brûlis trace ses calligraphies de cendre noires.
Mais avant d'arriver à Matera, les paysages se font monotones et tristes. Le Mezzogiorno est bien l'enfant pauvre de l'Italie et les Pouilles font exception. Matera, une ville qui me fait rêver depuis bien longtemps, mais la voiture à beau se rapprocher, la silhouette de la ville ne ressemble en rien à ce que j'imaginais. On entre dans la cité à la recherche d'un hôtel car il est déjà tard. La banlieue transpire la misère et les carrières succèdes aux usines. Quelle horreur...
                                                                                                                       Campagne de la Basilicate
La déception est grande. J'étais pourtant certain que la ville était bâtie à flanc de colline. J'avais vu une émission à la télé à ce sujet...
Mais non, point de colline, on a beau se rapprocher, le relief demeure désespérément plat.
Ce n'est qu'une fois entré à l'intérieur de la cité, à la recherche d'un hôtel quelconque pour éventuellement y passer une nuit, que je découvre la supercherie!
En réalité, c'est un canyon qui traverse la ville, et la cité historique est effectivement construite sur les parois de celui-ci.
L'enchevêtrement des sassi semblent abolir
la notion de perspective, comme dans un dessin d'Echer
 Matera est une ville extra-ordinaire, une ville unique dans un cadre unique.
Le visiteur se rend comme transporté hors du temps. Rien d'étonnant à ce qu'autant de films y aient été tournés ( notamment les passions de Pasolini et de Gibson).
De très belles demeures en tuf (?) sont accolées à de modestes habitations troglodytes, dans une harmonie minérale parfaite. Bâtie comme un amphithéâtre, la cité laisse dégringoler ses ruelles de place en place, et ses escaliers, d'église en église.
Nous avons choisi de casser notre tirelire pour un appartement dans un sasso. Après avoir hésité entre le luxe et le haut de gamme, nous avons opté pour la seconde solution: une grande chambre voûtée avec cuisine et salle de bain, en plein coeur de la vieille ville (environ 75 euros).
La version luxe me laisse encore quelques regrets.

A faire: se rendre (en voiture) de l'autre côté du canyon pour admirer la vue imprenable sur Matera et visiter les nombreuses grottes troglodytes.
A éviter: le train touristique, qui ne passe pas par la vieille ville!!
CREDITS MUSIQUE:
1: Hymne italien
2: "Wolongyin" (?)
3: "?" (Ai Hui)

mercredi 10 octobre 2012

Ostuni, Alberobello, grotte de la Castellana (ITALIE)

Ostuni, Alberobello, Castellana, Août 2012
1: Alberobello
2: Grotte de la Castellana
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Ostuni ****
C'est étrange, en quittant la Grèce, après plus de vingt jours de voyage, j'avais déjà le sentiment que les vacances étaient finies. L'Italie signifiait le voyage retour, destination boulot.
Pourtant je connais bien ce pays pour y être allé une quinzaine de fois, mais il continue décidément à me surprendre.
Je n'avais rien planifié concernant l'Italie, tout au plus, prendre l'autoroute et traverser le pays en deux ou trois jours avec des escales au gré du hasard.
Une fois sur l'autoroute à Brindisi, l'escale s'est imposée dès les dix premiers kilomètres parcourus: Ostuni.
A la vision de cette cité andalouse posée sur son promontoire à quelques lieues du littoral adriatique, j'ai pris la première sortie.
J'ai ainsi découvert, inculte que je suis, que les italiens possédaient également de ces trésors de petites villes blanches dont je raffole tant.
                                                                                                                        Ostuni et sa mer d'oliviers
Le mezzogiorno est incompréhensiblement méconnu chez nous et l'Italie a autre chose à offrir que Rome, Venise et Florence (futurs posts...).

Alberobello ***
Toujours dans cette fantastique région des Pouilles, à deux pas d'Ostuni, la ville d'Alberobello ne ressemble à aucune autre avec ses innombrables trulli, ces maisons de pierre sèche avec leur toit conique.

Grotte de la Castellana ****
Quelques kilomètres plus loin, nous visitons une grotte, comme pratiquement lors de chaque voyage. D'après les brochures, elles sont toujours la plus longue du monde, ou la plus spectaculaire, mais en tout cas, celle-ci demeure notre préférée et la plus impressionnante. Deux heures de promenade dans les entrailles de la terre au milieu de paysages changeant. A voir absolument!


CREDITS MUSIQUE:
1: "Ye Shanghai" (Zhou Xuan)
2: "I wish you were here" (Pink Floyd)
3: "Lela" (Gustavo Santaolalla)
4: "Happy together" (The Turtles)
Comme le fait le roi du pneu, j'ai choisi de décerner des étoiles aux destinations visitées au cours de mes voyages dont la signification est la suivante:

*Peu d'intérêt
**Intéressant/à voir à l'occasion
***Très intéressant/vaut le détour
****Exceptionnel/vaut le voyage